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ASTORIA présente Astor Piazzolla

Qualifié de Villa-Lobos argentin, Astor Piazzolla a donné ses lettres de noblesse au tango. Grâce à ses compositions, le genre s’est émancipé et a nourri un répertoire renouvelé, à la croisée du savant et du populaire.

Fils d’immigrés italiens, Astor Piazzolla  naît dans la province de Buenos Aires. En 1924, sa famille s’installe à New-York où Astor commence l’étude du bandonéon. Il fait la rencontre de Carlos Gardel  et suit les cours de piano de Bella Wilda, disciple de Serge Rachmaninov. De retour à Buenos Aires en 1937, il poursuit sa formation avec Alberto Ginastera  et fonde son premier orchestre en 1946 après avoir été bandonéoniste dans le célèbre ensemble d’Aníbal Troïlo


 Au début des années 1950, Astor Piazzolla se tourne vers la composition  et obtient une bourse du gouvernement français qui lui permet d’étudier à Paris avec Nadia Boulanger. Cette dernière l’incitera à rester fidèle à ses racines et à la musique de son pays natal, le tango. Revenu en Argentine, Piazzolla fonde un quintette avec lequel il multiplie les concerts et favorise la diffusion du tango dans le monde entier. En 1967, il compose un l’opéra-tango Maria de Buenos-Aires  en collaboration avec le poète Horacio Ferrer. Malgré un vif succès à l’étranger, cette œuvre sera contestée en Amérique du Sud.

Les positions politiques d’Astor Piazzolla lui valent une haine profonde du gouvernement argentin. En 1971, il s’installe de nouveau à Paris, à la Cité des Arts. Dès lors, les demandes sont nombreuses : il compose un concerto pour violoncelle suite à une commande  de l’ONU, écrit la musique de scène de Songe d’une nuit d’été  pour la Comédie Française ainsi que plusieurs musiques de film  qui lui vaudront diverses récompenses. Sensible au jazz, Astor Piazzolla incorpore des éléments de cette musique dans ses propres compositions. Inspiré également par la musique contemporaine, il a adapté le tango pour en faire un moyen d’expression singulier.

ASTORIA revisite les grands "standards populaires" d'Astor Piazzolla avec Libertando, Oblivion, Adios Nonino en passant par Balada para un loco,  Rinascero ou encore Yo soy Maria.